Santé mentale et bien-être pendant la grossesse :

Déprime et baby blues

Une vision à la fois drôle et réaliste

La grossesse : ce voyage magique où l’on porte en soi un être humain. Ça fait rêver, non ? Mais soyons honnêtes : parfois, c’est plutôt comme jouer dans une comédie burlesque, avec son lot de larmes, de rires et d’envies à faire perdre la tête à un chef étoilé. Au milieu de ce tourbillon, la santé mentale est souvent au cœur des préoccupations, même si elle reste parfois un peu en retrait. Voyons pourquoi prendre soin de sa santé mentale est aussi important que de prendre ses vitamines prénatales (oui, même celles qui ont un goût de craie).


Les montagnes russes hormonales (aucune condition de taille requise !)


Les hormones de grossesse, c'est comme cet ami imprévisible qui débarque chez vous avec une piñata pleine de surprises. Un instant, vous riez devant des vidéos de chats ; l'instant d'après, vous pleurez parce que le chat avait l'air si seul. Les bouleversements hormonaux pendant la grossesse peuvent donner l'impression, même à la personne la plus calme, de passer une audition pour un feuilleton.


Anecdote amusante :

La poussée de progestérone et d'œstrogènes pendant la grossesse ne se contente pas de préparer le corps à la conception ; elle influe aussi sur les neurotransmetteurs du cerveau, ce qui peut entraîner des sautes d'humeur. Alors, si vous avez déjà pleuré devant une publicité, c'est la faute à la biologie, pas aux adorables chiots.

diagramme émotionnel de grossesse

Problèmes de santé mentale courants pendant la grossesse

  1. Cerveau de grossesse

Vous avez oublié où vous avez garé la voiture ? Votre téléphone est resté dans le frigo ? Félicitations, vous avez débloqué la « mémoire de grossesse » ! Bien que ce ne soit pas à proprement parler un problème de santé mentale, ces oublis confus peuvent être frustrants et vous faire douter de votre santé mentale. Rassurez-vous : c’est normal, et non, vous ne perdez pas la tête, vous l’avez juste égarée temporairement.

 

  1. Dépression et anxiété périnatales

Plus grave qu'une simple mauvaise journée passagère, la dépression et l'anxiété périnatales touchent environ 10 à 20 % des femmes enceintes. Selon les CDC, près d'une femme sur huit présente des symptômes de dépression post-partum, qui peut débuter pendant la grossesse. Parmi ces symptômes figurent une tristesse persistante, des inquiétudes excessives et des troubles du sommeil (au-delà de la simple sensation de « dormir avec une pastèque »).

 

  1. Blues de l'image corporelle

Les changements corporels peuvent engendrer des complexes. Un jour, vous admirez votre ventre qui s'arrondit ; le lendemain, vous cherchez sur Google des « gaines de grossesse pour se sentir bien dans sa peau ». Des études montrent qu'environ 20 à 30 % des femmes enceintes souffrent d'insatisfaction corporelle, ce qui peut contribuer à une baisse de l'estime de soi.

Comment préserver sa santé mentale (tout en gardant son sang-froid)

 

Parlez-en

Rien n'est plus apaisant que de se confier à quelqu'un qui sait écouter – que ce soit son/sa partenaire, un ami ou un thérapeute. (Petit conseil : gardez les discussions sérieuses pour après son café du matin. On est tous plus à l'écoute après avoir bu un verre de caféine.)

Prendre soin de soi : le mot à la mode qui fonctionne vraiment

Prenez un bain moussant, lisez un roman léger ou regardez une série réconfortante. Votre bien-être mental s'épanouit lorsque vous vous autorisez à vous détendre. Une étude publiée en 2021 a révélé que les femmes enceintes qui pratiquaient quotidiennement la pleine conscience constataient une réduction de 38 % de leur niveau de stress.

Établir des attentes réalistes

Attention, divulgation : vous n’avez pas besoin de rayonner tous les jours. Certains jours, vous aurez l’air d’une déesse ; d’autres, d’une femme qui a lutté (et perdu) contre son jean de grossesse. Acceptez les deux.

 

Le « village » dont vous avez besoin

L’expression « il faut tout un village » s’applique bien avant l’arrivée de votre bébé. Constituez-vous un réseau de soutien qui comprend :

— Votre gynécologue-obstétricien ou votre sage-femme : ils ne sont pas là que pour les questions médicales — interrogez-les sur les ressources en matière de santé mentale.

- Famille et amis : désignez quelqu'un pour apporter des collations, quelqu'un pour vous écouter et quelqu'un pour vous masser les pieds.

- Groupes de soutien : Parfois, se confier à des personnes dans la même situation est plus agréable que de se confier à son chat.

 

Quand demander de l'aide

Si vos sautes d'humeur s'apparentent à de véritables raz-de-marée émotionnels, ou si vous êtes submergée par l'anxiété ou la tristesse, il est temps de faire appel à un professionnel. La thérapie, les groupes de soutien et même les médicaments (sans danger pendant la grossesse !) peuvent faire toute la différence. Selon des données récentes, 60 % des femmes ayant consulté un thérapeute pour une dépression prénatale ont constaté une amélioration significative dans les trois mois.

À retenir

La grossesse est une aventure extraordinaire, faite de hauts et de bas, et de détours inattendus vers des territoires émotionnels insoupçonnés. En prenant soin de votre santé mentale et de votre bien-être, vous vous faites du bien à vous-même, mais vous créez aussi un environnement plus sain pour votre bébé. Et n'oubliez pas, il est permis de rire du chaos ambiant. Après tout, l'humour est peut-être le meilleur remède prénatal pour votre moral.


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